Le Conseil Constitutionnel a certifié, le jeudi 04 juillet 2024, la réélection du Président sortant, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, militaire de carrière de 67 ans, élu pour la première fois en 2019. Les Sages ont validé les résultats proclamés, le lundi 01er juillet, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui avait donné un score de 56,12% au Président sortant.Selon le Conseil Constitutionnel, il n’y a pas eu de recours provenant des six autres candidats. Des adversaires de Ghazouani l’auraient même appelé pour le féliciter. Notamment Hamad Ould Sid Elmotar, candidat du parti islamiste Tewassoul. Et ce n’est pas peu.
Ce n’est pas le cas de son plus farouche opposant, Biram Dah Abeid, arrivé deuxième à ce scrutin. Militant anti-esclavagiste, il continue de contester les résultats du vote. Il a de ce faire, appeler le pouvoir à un «dialogue» pour résoudre la crise post-électorale.Les résultats proclamés la CENI avaient provoqué des troubles dans certaines villes du pays, notamment dans le Sud. Pourtant, la Commission électorale avait indiqué avoir mis tout en œuvre pour avoir une Présidentielle sans contestations. le Directeur informatique à la CENI, Mohamedad Farouk Nanne, avaient promis que toutes les données à caractère non personnel collectées le jour J seraient rendues publiques instantanément sur la plateforme MyCeni.
«Avant toute vérification, la donnée saisie par un membre du bureau de vote est publiée pour le grand public, donc tous les Mauritaniens, tous les observateurs, toutes les personnes désireuses de voir le processus sont des contrôleurs. On a fait l’audit du fichier électoral, on a remis la liste électorale détaillée aux différents mandataires», avait-il rassuré. Toujours selon lui, ces dispositions devraient garantir la transparence et rétablir la confiance. Pour rappel, la République islamique de Mauritanie a tenu sa Présidentielle, le samedi 29 juin 2024. Près de 1 million d’électeurs se sont déplacés pour choisir entre le Président sortant, Mohamed Ould Ghazouan, candidat à sa réélection pour un second mandat, et une Opposition jusque-là presque invisible sur le terrain.

