Après sa victoire relative au second tour des Législatives de «clarification», selon Emmanuel Macron, le Nouveau Front Populaire fait pression sur le Président de la République pour occuper Matignon. «On saura le choix du NFP, cette semaine ou en début de semaine prochaine », rassurent certains leaders de Gauche. Les tractations vont bon train.
Et on sait déjà que le député de la Somme, François Ruffin, s’est désisté. «Ce n’est pas moi, ce n’est pas le sujet», a-t-il déclaré sur France 2, le lundi 08 juillet. A contrario, deux intentions se sont exprimées sur la volonté de devenir Premier ministre.D’un côté, il y a la Secrétaire nationale des Ecologistes-EELV, Marine Tondelier.
Elle revendique une légitimité pour le soutien des Ecologistes au candidat de la Gauche à l’occasion de chaque Présidentielle. «Il nous faut changer drastiquement les politiques qui sont menées. La Gauche a besoin d’un sursaut politique. Les gens n’auront plus confiance en nous si nous ne changeons pas de politique. Tout le monde sait qu’on a plus le choix.
Et je suis prête pour relever ce défi. Sinon ça ne se servira à rien de venir me chercher au secours à l’élection présidentielle de 2027 pour appeler au front républicain», a-t-elle menacé sur France 2, le lundi 08 juillet.De l’autre côté, au soir des résultats du second tour, le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avait fait un discours dans lequel il développait un programme de gouvernement. Ce qui s’apparenterait à une candidature ouverte pour Matignon. C’est donc en toute modestie qu’il a affirmé sur LCI vouloir «proposer plusieurs candidatures».
Pour l’heure, Macron se donne un bol d’air. Aucun bloc n‘ayant obtenu la majorité absolue, il se donne le temps d’apprécier la situation. Il a demandé au Premier ministre Gabriel Attal – qui avait promis de déposer sa démission, le lundi 08 juillet – d’assurer «la stabilité de la France» en demeurant encore un moment à son poste.Ce qui n’est pas du goût de certains cadres du Rassemblement National qui parlent d’«une victoire différée» et revendiquent le statut de premier parti à l’Assemblée nationale.
A l’image du député du Nord, Sébastien Chenu, qui salue sur France Inter une «vague qui monte, qui ne s’arrête pas de monter, mais qui aujourd’hui n’a pas franchi l’obstacle». Plus encore, sur franceinfo, le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli, ne souhaite pas que le Nouveau Front Populaire occupe Matignon, taxant ce parti de «mélange hétéroclite qui va exploser demain matin». En attendant, les coalitions se forment pour assurer la majorité absolue dans l’optique de la présidence du Parlement. Les prochains jours nous situerons sur le ou les choix de Macron.

