Le gouvernement Tshisekedi a dit avoir entendu les complaintes de ses compatriotes qui réclament, à cor et à cri, le départ de la mission de maintien de la paix de l’Onu. Les populations, principalement celles des zones de combat, reprochent à la mission onusienne son manque d’efficacité et de protection des civils face aux attaques répétées des forces rebelles, depuis 1999 qu’elle est présente sur le territoire congolais.
C’est ainsi que, solennellement, le chef de la diplomatie congolaise d’alors, Christophe Lutundula, et la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, avaient affirmé, le 13 janvier 2024, leur volonté d’œuvrer pour un retrait «exemplaire» de la force onusienne.Aucune date n’avait été fixée pour le début du retrait des troupes onusiennes. La seule certitude évoquée par la partie congolaise est la fin du retrait pour fin 2024.
Forte de quelque 13 500 militaires et 2 000 policiers, la MONUSCO est présente dans les trois provinces congolaises en proie à des troubles rebelles. A savoir l’Est congolais, le Sud et le Nord-Kivu ainsi que l’Ituri.Pour l’heure, la première des 14 bases dans le Sud-Kivu est fermée depuis le 15 février et remise aux forces de sécurité congolaises. Il s’agit de celle de Kamanyola, à la frontière burundaise. Cette opération de démantèlement progressif des bases devait se poursuivre quand la RDC a constaté la «montée en puissance des rebelles du M23 soutenue par le Rwanda».Du coup le retrait des forces onusiennes ne semble plus envisagé par les Autorités congolaises, surtout dans le Nord-Kivu. Celles-ci souhaitent le maintien de la MONUSCO en vue de renforcer la puissance de feu de l’armée régulière.
Car, comme l’a indiqué le chef de la diplomatie congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, sur RFI, ce mardi 16 juillet, «la RDC n’a pas affaire à une rébellion, mais à l’armée rwandaise, et ça tous les rapports le soulignent». Toujours selon elle, «avec la présence des troupes rwandaises et l’agression du Rwanda, il est très difficile, d’envisager une telle situation pour le moment».
«Près de 7 millions de déplacés, dont 5,5 millions dans l’Est ont besoin de protection. Nous ne pouvons pas laisser ces populations à leur sort. L’Onu réclame un cessez-le feu pour ces déplacés puissent regagner leurs zones», soulignent les responsables des forces onusiennes.

