Les Législatives françaises dont le premier tour est fixé au dimanche 07 juillet prochain ont ceci d’importance qu’elles vont déterminer la nouvelle politique française.
En effet, deux grandes tendances s’affrontent pour diriger Matignon. D’un côté, le favori, le Rassemblement National (Extrême-droite conduit par Jordan Bardella épaulé par Marine Le Pen), en tête des sondages après le grand bond effectué lors des récentes Européennes ; de l’autre côté, la majorité incarnée par le Premier ministre Gabriel Attal – qui espère conserver son poste – et le Nouveau Front Populaire, même s’il n’a pas encore de leader.Pour Jordan Bardella, les choses sont claires : en cas de victoire avec une majorité absolue, il n’est pas question de gérer une cohabitation.
Mais plutôt créer un bicéphalisme au sommet de l’Etat. «Il n’est pas question de coopérer avec Macron», a-t-il asséné lors du lancement officiel de sa campagne, le lundi 17 juin.Emmanuel Macron, lui, espère que les Français vont renouveler leur confiance à son programme de gouvernement. Dans ce cas, le maintien de Gabriel Attal se présente comme une évidence.Quant à la nouvelle Gauche réunie au sein du Nouveau Front Populaire, l’heure est aux interrogations quant au choix de celui qui va diriger Matignon.
Ce n’est pourtant pas faute de candidats, mais plutôt d’équilibre politique, de mode de désignation et de timing. La liste des Premiers ministrables est pourtant longue et de qualité : Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Clémentine Autain pour La France Insoumise ; Valérie Rabault, Boris Vallaud, Carole Delga, Nicolas Mayer-Rossignol pour le Parti Socialiste ; Fabien Roussel pour le Parti Communiste. A l’analyse des discussions en interne, Melonchon ne semble pas faire l’unanimité. Il est jugé par ses partenaires «trop clivant et diviseur pour maintenir la cohésion d’un éventuel gouvernement». «Je ne m’impose pas comme Premier ministre.
C’est aux partis politiques du Nouveau Front Populaire de prendre la bonne décision. Je ne serai jamais le problème. Je serai toujours du côté de la solution», a-t-il réagi sur son compte X. Le problème demeure, parce qu’aucun des autres candidats ne fait également l’unanimité. Il va falloir agir par soustraction pour trouver un candidat par défaut. Une chose est sûre : personne ne veut désigner de champion ou de championne avant au moins le premier tour. Car focaliser la campagne sur l’identité d’un futur Premier ministre présente le risque de créer de la perturbation en interne et d’imposer le sujet comme principal intérêt médiatique, plutôt que sur le programme ambitieux que souhaite mettre en avant le Nouveau Front populaire.

