Qui va prendre la seule balle qui se trouve dans le barillet du pistolet de la politique française ?
Les Législatives du 07 juillet dont la campagne a débuté officiellement le lundi 17 juin 2024 est un couteau à double tranchant pour tous les partis ou regroupements de partis dans la mesure où elles vont clarifier le débat politique hexagonal.Pour le bloc des républicains (la Droite, la Gauche et les Ecolos), il s’agit de gagner pour empêcher l’Extrême-droite de mettre en place sa politique ‘’sauvage’’ d’immigration.
C’est là tout l’intérêt de ce scrutin initié par le chef de l‘Etat, Emmanuel Macron, au soir de la percée significative de l’Extrême-droite aux Européennes, en général, et la victoire du Rassemblement National de Jordan Bardella et Marine Le Pen en France, en particulier. Ainsi, du côté de la majorité, on se bat pour ne pas faire mentir Macron qui pense que les Français ne suivront pas l’Extrême-droite. En chef de campagne, le Premier ministre Gabriel Attal a indiqué que la majorité se battra «mètre carré par mètre carré» contre «les extrêmes».La Gauche réunie au sein du Nouveau Front populaire est dans cette même dynamique.
Fidèle à son électorat, elle a rassemblé leaders politiques et figures de la société civile, syndicalistes, chercheurs ou dirigeants associatifs. Même objectif : faire barrage à l’Extrême-droite. Un objectif qui ne peut être atteint que si le bloc reste uni. Ce qui ne semble pas être le cas en raison de divergences dans le choix des candidats. «Nous n’avons pas encore gagné, mais nous avons gagné contre la pente du pire et de la résignation. Faisons ensemble le serment de ne jamais nous lâcher», a lancé François Ruffin, le patron du PS, devant plusieurs centaines de sympathisants.
Pour l’Extrême-droite, l’objectif est clair : avoir une majorité absolue pour avoir les coudées franches pour agir. Le Rassemblement National de Jordan Bardella part avec une bonne longueur d’avance, relativement aux Européennes du 09 juin dernier. Le parti avait bénéficié du soutien de 93% des communes françaises. Si le RN l’emporte, Jordan Bardella promet de ne pas être le «collaborateur de Macron». Explication de texte : il veut être un Premier ministre autonome.Ça promet !

