La cohabitation est-elle en train de se mettre en place ? Selon les sondages recueillis auprès de 60% du corps électoral, le Rassemblement National de Jordan Bardella est en tête des intentions de vote, tandis que la coalition de Gauche et la Majorité présidentielle stagnent.
De fait, à trois jours du premier tour des élections législatives, le Rassemblement National est accrédité de 36% des intentions de vote. Suivent le Nouveau Front Populaire (alliance de partis de Gauche et des Ecolos) avec 29% des intentions ; Ensemble de la majorité présidentielle avec 19,5% ; les Républicains (alliance de partis de Droite) avec 08%.
Certes ce n’est qu’un sondage, c’est-à-dire une photographie de l’opinion à un instant donné. Mais, le terrain commande de reconnaître que le Rassemblement National a un encrage national construit depuis la victoire éclatante de l’Extrême-droite aux élections européennes. On se rappelle que l’Extrême-droite français avait remporté les Européennes au niveau local avec un score intéressant de 39%.
Ce qui lui donnait la majorité sur le quota des députés réservé à la France. Ce qui avait emmené le Président français, Emmanuel Macron, à dissoudre le Parlement et à annoncer des Législatives anticipées, à l’effet, selon lui, de «clarifier le débat politique» en France.
L’enjeu de ces Législatives anticipées est donc de savoir s’il y aura cohabitation ou normalisation. Pour le leader l’Extrême-droite, Jordan Bardella, en cas de majorité absolue, il n‘est pas question de gouverner en tandem avec Macron. Le Nouveau Front Populaire n’a pas encore fait le choix de son représentant à Matignon.
Leader de la Gauche, Jean-Luc Mélenchon ne fait pas l’unanimité. 78% d’opinions sont défavorables pour son arrivée à Matignon. C’est plutôt l’eurodéputé PS-Place publique, Raphaël Glucksman, qui fait l’unanimité avec 24% d’opinions favorables, suivi de l’Insoumis François Ruffin (19%). Dans le camp de la majorité présidentielle, le retour d’Édouard Philippe est plus souhaité que le maintien de Gabriel Attal.Rendez-vous au premier tour, les 29 et 30 juin, pour savoir ce que les Français ont décidé de leur politique intérieure.

