A mi-parcours des Jeux Olympiques de Paris – dénommés Paris 2024 – l’Afrique ne brille pas au niveau des médailles. Dans cette grisaille sportive, quelques satisfactions se dégagent.
L’Ougandais Joshua Cheptegei est le nouveau champion olympique du 10 000 mètres. Par la même occasion, il a établi un nouveau record olympique. L’Afrique du Sud sort la tête de l’eau avec trois médailles. Une en Or grâce à la nageuse Tatjana Smith sur 100m brasse. Le rugby à sept, version masculine, a décroché la médaille de Bronze. Pour l’instant la boucle est bouclée avec Alan Hatherly qui a remporté la médaille de Bronze en cyclisme.
La Tunisie se pointe avec une médaille d’Argent grâce à Fares Ferjani en sabre individuel hommes. L’Égypte signale sa présence avec une médaille de Bronze en escrime hommes, œuvre de Mohamed Elsayed.L’espoir demeure encore.En athlétisme, la Côte d’Ivoire peut créer la surprise.
L’Ivoirienne Ta Lou Smith est qualifiée pour les demi-finales, en réalisant le meilleur temps des séries. Il lui suffit de s’inspirer des expériences antérieures pour remporter l’Or tant recherchée. Dans d’autres disciplines, comme le football, le Maroc et l’Egypte sont bien partis pour ramener chacun une médaille. En quart de finale vendredi, le Maroc a sorti les Etats-Unis par un score sans appel de 4-0. Ce qui lui ouvre les portes des demi-finales où il va rencontrer la France, un autre prétendant sérieux au titre, encore que les jeunes Français jouent à domicile.
L’Egypte a battu le Paraguay 5-4 dans une séance de tirs au but, après un score de parité 1-1 dans le temps réglementaire. Les jeunes olympiens égyptiens vont croiser le fer avec la redoutable équipe espagnole, championne en titre.
Si l’Afrique doit performer dans les grandes compétitions internationales, le développement du secteur sportif ne saurait faire l’économie d’un fort investissement, à la fois de la puissance publique et de partenaires privés. Selon l’Agence Française de Développement (AFD) qui a produit une étude, un changement de paradigme est nécessaire, d’abord avec la multiplication et la diversification des acteurs, et avec le passage à une logique d’investissements dans la durée.
‘’Plus d’investissements, moins de charité. C’est ce à quoi l’Afrique aspire’’, souligne l’étude. Ainsi, l’économie du sport en Afrique pourrait jouir d’un avantage comparatif significatif. Selon de récentes estimations, le sport ne représente encore que 0,5% du PIB africain, contre 2% du PIB dans les autres régions du monde.
Comme quoi, le sport en Afrique requiert la mobilisation d’investisseurs privés et institutionnels pour se développer pleinement. Ils sont appelés à jouer un rôle dans cette course à l’éclosion du potentiel économique et social du sport en Afrique.

