Qui va choisir Emmanuel Macron pour devenir Premier ministre et quand ? Ces deux questions parasitent le débat politique depuis des jours. Le chef de l’État s’est retiré à la Lanterne, sa résidence de week-end, pour y réfléchir. En attendant les réponses, les rumeurs vont bon train et on apprend ce dimanche matin que le président va rencontrer Bernard Cazeneuve lundi matin.
« Mieux vaut consultation que précipitation », estime un macroniste de la première heure qui dit comprendre que le chef de l’État prenne le temps d’autant qu’il est le maître des horloges. Mais la politique a horreur du vide et à défaut de fumée blanche 47 jours après la démission de Gabriel Attal, c’est le bal des hypothèses et des coups de pression, souligne Valérie Gas, du service politique de RFI.Le dernier en date : Nicolas Sarkozy. Ce dernier a pris la parole dans Le Figaro en fin de semaine pour appeler sa famille politique, les Républicains, à accepter d’entrer au gouvernement et à peser pour qu’un Premier ministre de droite soit nommé. Selon l’ancien président de droite, Bernard Cazeneuve, dont le nom revient en boucle, n’est pas « en adéquation avec le centre de gravité de la politique française ».
L’hypothèse Cazeneuve
On apprend dimanche 1er septembre qu’il rencontrera le président lundi matin. Emmanuel Macron recevra Bernard Cazeneuve à l’Élysée dans le cadre de ses consultations en vue de la nomination du nouveau Premier ministre, a-t-on appris de l’entourage de l’ancien chef du gouvernement socialiste. Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande seraient reçus par le chef de l’État dans la foulée.
Alors que le nom de Bernard Cazeneuve circule depuis plusieurs jours comme Premier ministre possible, « Bernard Cazeneuve n’est pas demandeur, mais s’il le fait, c’est par devoir et pour éviter des difficultés supplémentaires au pays », a-t-on ajouté. La réforme impopulaire sur la retraite à 64 ans fait partie des sujets qui seront évoqués lors de cet entretien, selon l’entourage de Bernard Cazeneuve.
Ce dernier « coche les cases », selon un parlementaire Renaissance. Il est de gauche, mais hostile à LFI, intransigeant sur la laïcité, soucieux des comptes publics, qui connaît les rouages de l’État et du Parlement, donc potentiellement capable de trouver des soutiens à gauche, au centre et à droite.
Mais celui qui fut ministre de l’Intérieur d’abord, puis dernier chef de gouvernement du quinquennat de François Hollande peut-il rassembler tous les socialistes et éviter la censure ? C’est la question déterminante. Bernard Cazeneuve, en opposition avec la stratégie d’alliance d’Olivier Faure avec les Verts et surtout LFI, a quitté le parti socialiste pour fonder son propre mouvement, La Convention, en juin 2023.
Ce dernier « coche les cases », selon un parlementaire Renaissance. Il est de gauche, mais hostile à LFI, intransigeant sur la laïcité, soucieux des comptes publics, qui connaît les rouages de l’État et du Parlement, donc potentiellement capable de trouver des soutiens à gauche, au centre et à droite.
Mais celui qui fut ministre de l’Intérieur d’abord, puis dernier chef de gouvernement du quinquennat de François Hollande peut-il rassembler tous les socialistes et éviter la censure ? C’est la question déterminante. Bernard Cazeneuve, en opposition avec la stratégie d’alliance d’Olivier Faure avec les Verts et surtout LFI, a quitté le parti socialiste pour fonder son propre mouvement, La Convention, en juin 2023.

