Un début dans le processus de retour de la paix sur tout le territoire RD congolais ? En tout cas la décision des Etats-Unis de sanctionner les rebelles et leurs chefs de l‘Alliance Fleuve Congo (AFC, une coalition de groupes rebelles qui sévissent en RDC, dont fait partie notamment le M23) incline à cela.
En effet, le Département américain du Trésor a annoncé, le jeudi 25 juillet, une série de sanctions visant notamment Bertrand Bisimwa, le Président du M23, et Charles Sematama, le chef militaire d’un autre groupe armé, Twirwaneho, ainsi que l’ancien Président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, accusé par Washington d’avoir joué un rôle-clé dans le report des élections, prévues en 2016, jusqu’en 2018. Il s’agit du gel de l’ensemble de leurs avoirs détenus aux Etats-Unis, d’interdiction de commercer avec des entités individuelles ou collectives américaines, et de séjour sur le territoire américain. «Les décisions prises aujourd’hui viennent renforcer notre volonté de rendre responsables ceux qui cherchent l’instabilité perpétuelle, la violence et à blesser des civils afin d’atteindre leur but politique ; Nous condamnons l’AFC et ses membres, dont le M23, qui alimentent un conflit sanglant et exacerbent la crise humanitaire dans l’est de la RDC», a déclaré Brian Nelson, sous-secrétaire américain au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier.
Le M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda voisin, est déjà visé par une série de sanctions, tant des Etats-Unis que des Nations-Unies, pour «sa déstabilisation de longue date de la province congolaise du Nord-Kivu et pour être responsable de violation des droits humains», a rappelé le Département du Trésor. Ces nouvelles sanctions dénotent ainsi de l’engagement de la communauté internationale d’aller au-delà des déclarations de bonnes intentions.
Il reste, selon les Autorités congolaises, à aller au-delà des forces rebelles et sanctionner le Rwanda que toutes les enquêtes présentent comme le pays qui apporte son soutien au M23. Ce sera certainement le début effectif de la pacification des zones sous domination rebelle.

