Le Kenya est le premier pays à renvoyer, le lundi 24 juin 2024, un premier contingent de 400 policiers pour aider à la sécurisation de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, qui subit le diktat des gangs armés.
Ce premier contingent qui vient de Nairobi, sur une présence attendue de 1000 hommes, suscite déjà l‘espoir du côté des ‘’Autorités’’ haïtiennes. Selon une source proche de la Police, 400 autres officiers devraient rejoindre le premier contingent dans deux semaines.
Le ministre des Affaires étrangères, Alfred Mutua, a indiqué que cette force d’intervention a pour mission de neutraliser les bandes armées, protéger les civils et ramener la paix, la sécurité et l’ordre. Et in fine, reconstruire les infrastructures vitales et mettre en place un gouvernement démocratique stable.
Le Benin, le Tchad, le Bangladesh, les Bahamas et la Barbade font aussi partie de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en Haïti. Cette mission est prévue durer jusqu’en Octobre 2024. Lors de la cérémonie de remise du drapeau, le Président kényan, William Ruto, a invité ses hommes à beaucoup de responsabilité et à prendre en compte l’importance du respecte des droits humains dans cette lourde tâche qui est celle de mener une lutte farouche contre les gangs armés qui occupent 80% de la capitale haïtienne.Si les Etats-Unis se réjouissent d’un «effort historique en faveur de la Police nationale haïtienne», ce n’est pas le cas de l’Opposition kenyan qui se dresse contre cette initiative.
«Le Président William Ruto contourne le processus judiciaire parce qu’il ne croit pas en l’État de droit», fulmine le Président de Thirdway Alliance.Pour rappel, des bandes armées se partagent la capitale haïtienne. Selon le chef de gang Jimmy Chérizier, leur combat est mené contre le ‘’gouvernement’’ qu’ils jugent incapable de satisfaire les besoins primaires de la population.

