Des bouviers d’origine burkinabé rapatriés dans leur pays après un incident survenu à la frontière avec la Côte d’Ivoire. Selon des témoins, une centaine de Burkinabè et leur bétail se sont retrouvés sur l’ancien site de la Sodepra, à 4km de Ouangolo, une ville ivoirienne frontalière du Burkina Faso. Alertées par la population résidente, les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour s’entendre dire que ces bouviers sont arrivés sur ce site, dans la nuit du samedi13 au dimanche 14 juillet à bord de six camions à l’effet de mettre leurs bêtes en sécurité. Un premier délit quand on sait que les frontières sont ferlées à partir de 23h00 pour ne d’ouvrir qu’à 05h00.
Dans leur progression, ces bouviers ont indiqué repartir à pied, dès le lendemain, en direction de la forêt sacrée. Un second délit dans la mesure où la forêt sacrée est une zone protégée.Apres une enquête minutieusement menée, les autorités locales sont arrivées à la conclusion qu’une partie de ces bouviers a franchi la frontière en toute illégalité. Alors pour éviter toute ‘’injustice’’, elles ont décidé de rapatrier l’ensemble de ces personnes qui ont franchi la frontière pour se retrouver sur le territoire ivoirien. Cela aurait pu être un simple fait divers si la tension n’était pas trop vive entre les Autorités de ces deux pays.
On se rappelle que lors d’un rassemblement des forces vives de son pays, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Faso, avait accusé la Côte d’Ivoire d’abriter un centre opérationnel dans le but de déstabiliser son pays. «Il y a bel et bien à Abidjan un centre des opérations pour déstabiliser notre pays. Personne ne peut le nier et nous vous ferons les preuves dans les jours suivants. Nous vous montrerons des physiques et vous allez comprendre ce que nous disons», a-t-il accusé. Ces accusations sont d’une extrême gravité et les Ivoiriens s’étonnent de ce qu’à ce jour, le gouvernement ivoirien n’y a apporté de façon formelle un démenti. Ces accusations viennent se greffer à des informations données par certains media, notamment le journal Le Monde du 9 juillet 2024 qui, dans un article titré : ‘’Chassés du Niger, les Etats-Unis redéployent leur dispositif militaire en Côte d’Ivoire’’, affirme que ‘’Abidjan a donné son feu vert à l’établissement d’une base militaire américaine près de la ville d’Odiénné, située dans le Nord-Ouest du pays, près des frontières de la Guinée et du Mali’’.
Ici encore, les Autorités ivoiriennes n’ont apporté le moindre démenti ni fait le moindre commentaire. C’est plutôt, le Porte-Parole d’AFRICOM, le commandement américain des forces américaines en Afrique, qui a confirmé «une petite présence de personnel américain dans des pays partenaires d’Afrique de l’Ouest» afin de faire face au terrorisme qui constitue une menace commune aux USA et au pays de l’Afrique de l’Ouest. Il reste qu’avec le retrait du Burkina Faso de la Cedeao, il sera très difficile de conduire une médiation rentre ces deux pays afin de faire baisser la tension.

