Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, pourra-t-il résister longtemps à la pression de la Gauche qui réclame le poste de Premier ministre ? Les derniers développements de l’actualité politique en France pencheraient plutôt vers la capitulation.
En effet, selon ‘’franceinfo’’, le chef de l’Etat pourrait, finalement, accepter la démission de son Premier ministre, Gabriel Attal, le mardi 16 juillet, à l’issue du Conseil des ministres. Ce dernier avait déjà présenté sa démission au Président de la République, le lundi 08 juillet, au lendemain des élections législatives de «clarification» au regard de la victoire de la Gauche réunie au sein du Nouveau Front Populaire. Une démission refusée par Emmanuel Macron qui avait supplié le chef du gouvernement de rester en poste «pour le moment afin d’assurer la stabilité du pays».
Depuis, Macron temporise, le temps d’analyser l’évolution de la situation politique. La pression exercée par le Nouveau Front Populaire aurait finalement eu raison de lui. Le mardi 16 juillet 2024 devrait alors consacrer le dernier Conseil des ministres de Gabriel Attal, donc de son gouvernement. Vainqueur des Législatives, le Nouveau Front Populaire entend proposer son propre candidat au poste de Premier ministre. Le choix de la Gauche se porterait sur la Présidente de la région Réunion et ancienne députée, Huguette Bello.
A 73 ans, cette personnalité politique a beaucoup de soutiens au sein du Nouveau Front Populaire (NFP) pour le poste de Premier ministre, y compris La France Insoumise (LFI) de Mélenchon. Il n’y a que le Parti Socialiste (PS) qui fait opposition qui lui préfère le Premier Secrétaire, Olivier Faure. Pour le patron du PCF, Fabien Roussel, «Huguette Bello a l’étoffe pour devenir Première ministre, car elle sait ce que c’est que le Parlement et construire des majorités. Elle est respectée, elle a de l’autorité». Quoique Premier-ministrable, le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, reconnait à la pressentie une «femme racisée et féministe antiraciste».
Et le Coordinateur de LFI, Manuel Bompard, de renchérir : «Elle est à la tête d’une collectivité territoriale dans laquelle elle gouverne une majorité assez proche du Nouveau Front populaire». Sa quasi-unanimité va jusque dans le camp ces macronistes. Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale l’avait qualifiée en 2023 de «grande républicaine», et Aurore Bergé, en Avril dernier, saluait une «combattante de la dignité humaine et des droits des femmes».
Macron va-t-il tenir tête à la Gauche et nommer un Premier ministre issu de sa formation politique «parce qu’il n’y a pas eu de majorité absolue» ou va-t-il accepter la cohabitation ?La France reste attentive jusqu’au mardi 16 juillet.

