En début d’année 2012, grâce au ‘’big push’’ dont a bénéficié la Côte d’Ivoire, les Autorités ivoiriennes ont entrepris un vaste chantier de constructions d’édifices publics et de réhabilitation de voirie de tous ordres.
Aujourd’hui, quand on évoque le bilan de la gestion Ouattara, on met en avant ces infrastructures qui font la fierté du pays. Si l’opinion publique juge de qualité les réalisations étatiques (qui a les moyens de sa politique), qu’en est-il du citoyen ivoirien ?
Alors que ce même Etat conseille à chaque Ivoirien «d’avoir un petit toit où s’abriter ses derniers jours», il ne favorise pas les conditions pour réaliser ce rêve.
De fait, à ce jour, le chargement de sable s’échange à 70 000 FCFA contre 55 000 FCFA, soit une augmentation de 15 000 FCFA. Ce prix ne prend pas en compte le transport du lieu d’embarcation au chantier.
Dans la même veine, le prix de la tonne de fer est passé de 37 500 FCFA à 55 000 FCFA, soit une augmentation de 17 500 FCFA. Quant à la tonne de ciment, le prix vient de subir une nouvelle augmentation à 100 000 FCFA, contre 85 000 FCFA précédemment.
Quand on y ajoute d’autres coûts incontournables, notamment le coût des tôles, de la peinture, de la main-d’œuvre, le constat est que se construire une ‘’petite maison pour ses vieux os’’ relève de la gageure, même pour un cadre moyen.

