Le Secrétaire Général de la Confédération Africaine de Football (CAF), Véron Mosengo-Omba, fait officiellement l’objet d’une enquête. Selon un communiqué de l’instance supérieure du football africain, il doit répondre à des ‘’allégations de violation de ses règlements internes au sein du Secrétariat de la CAF’’.
Pour le Président de la CAF, le Sud-africain Patrice Motsepe, la CAF doit fonctionner selon un standard de probité. «A la CAF, il y a une tolérance zéro pour la corruption ou la violation des règles de gouvernance interne, des règles d’audit et de transparence ou pour la violation des Statuts et Règlements de la CAF et de la FIFA. Nous avons pris l’engagement de faire adhérer la CAF aux meilleures pratiques mondiales de gouvernance d’audit, de transparence et d’éthique et nous avons instauré en 2021, un Département de Gouvernance Interne et de Conformité au sein de la CAF», a-t-il martelé.
Le Suisse d’origine congolaise nommé en Mars 2021 après appel à candidature, devra répondre, entre autres faits, de deux sujets principaux. D’une part, de l’annonce cavalière relativement à la date de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations- Maroc 2025 -, faite dans une interview accordée à la BBC. Alors que le protocole exige une annonce officielle de la CAF via un communiqué. D’autre part, il lui est reproché d’avoir reporté, de façon unilatérale, une réunion importante devant statuer sur le forfait de l’USM Alger face à la RS Berkane en demi-finale de la Coupe de la CAF. Ce que l’opinion sportive a perçu comme une faveur faite à la Fédération Algérienne de Football.
A la suite de ces faits, un rapport lui reproche d’avoir empêché les membres du département GRC (Gouvernance des Risques et de la Conformité) d’exercer leurs fonctions. Dans leur rapport, ces membres indiquent qu’il existe un ‘’environnement stressant, contraire à l’éthique et non professionnel au sein de l’administration de la CAF, ainsi que des cas répétés de langage inapproprié dans les communications entre les départements’’.
En réaction, Mosengo-Omba réfute en bloc ces accusations : ‘’Mes efforts pour redresser et régulariser cette institution, qui a parfois été l’objet d’un manque de respect, sont sabotés par un rapport venu de nulle-part et contenant des griefs sans preuves documentées. L’enquête indépendante prévue exposera la fausseté et l’origine de ce rapport’’, écrit-il dans un message posté sur le réseau social X.
La Commission d’Audit et de Gouvernance de la CAF été saisie. Charge à elle de désigner un des cabinets internationaux d’avocats les plus respectés ou un cabinet d’audit de renommée internationale pour enquêter sur ces allégations et soumettre ensuite un rapport au Comité Exécutif de la CAF.
En attendant, aucune sanction n’a été prononcée à l’encontre du Secrétaire Général.

