Selon sa femme Winnie Byanima, actuelle directrice exécutive d’Onusida, l’agence onusienne de lutte contre le sida, ses droits en tant qu’être humain ne sont pas respectés. « Dans la cellule minuscule, il y a un petit trou vers le toit, qui est censé apporter un peu de lumière et d’air, mais qui est trop haut, affirme-t-elle au micro de Clothilde Hazard. Il n’a pas assez de lumière et d’air quand il est enfermé là-dedans, c’est-à-dire la plus grande partie de la journée. Il est juste autorisé à se rendre dans une petite cour, qui fait environ cinq mètres sur cinq. Les conditions sont insalubres. Il est attaqué par des punaises de lit qui le piquent jour et nuit ».
« Une torture psychologique »
Elle poursuit : « J’insiste sur le fait qu’il est suivi de près et qu’ils contrôlent toutes ses communications dans un espace limité. Ce type d’enfermement est une torture psychologique. Il n’est pas autorisé à interagir avec d’autres prisonniers, hormis les 15 qui sont soupçonnés de terrorisme. Bien qu’il ait droit à une libération sous caution, qu’il l’ait demandée et qu’on la lui ait refusée, il est maintenu dans ces conditions malsaines et humiliantes. »
Enlevé en novembre lors d’un déplacement au Kenya, l’opposant était réapparu en Ouganda, où il avait d’abord été traduit devant une cour martiale pour trahison, avant que son dossier ne soit transféré à un tribunal civil en février.
Emprisonné depuis plus de six mois sans évolution de son dossier, il devrait être légalement libéré sous caution, affirment ses avocats.
Source : RFI

