On n’avait jamais vu une telle répression »Maria Corina Machado fait bel et bien vivre cette mobilisation depuis un mois. Sa personnalité, radicale, rassemble : « Je me rappelle qu’à l’annonce des résultats, c’était la douche froide. Mais avec le leadership de Maria Corina Machado, le moral est revenu », nuance ce Vénézuélien. Mais un mois après l’élection, la mobilisation se réduit.
Ils étaient moins nombreux ce mercredi qu’aux rassemblements précédents. Et la peur y est certainement pour quelque chose. « On n’avait jamais vu une telle répression qui se traduit dans plus de 2 000 arrestations. Et ce ne sont pas de simples gardes à vue, ce sont des prisons fermes de 5, 10 ou 20 ans de prison », explique une autre personne.Près de 1800 prisonniers politiques selon l’ONG Foro penalLe Venezuela compte actuellement 1.780 « prisonniers politiques », un nombre qui a explosé depuis l’élection présidentielle contestée du 28 juillet, a dénoncé mercredi l’organisation de défense des droits humains Foro Penal.
Selon cette ONG, le Venezuela comptait 199 « prisonniers politiques » avant le 28 juillet, et 1.581 de plus depuis, après la vague d’arrestations qui a suivi la réélection controversée de Nicolas Maduro à la présidence et les protestations de l’opposition.Au lendemain de l’annonce de cette réélection, des manifestations spontanées avaient fait 27 morts et 192 blessés, et environ 2.400 personnes avaient été arrêtées, selon des chiffres officiels. « Nous avons enregistré (…) le plus grand nombre de prisonniers politiques qu’ait connu le Venezuela, au moins depuis le début du XXIe siècle », a affirmé Foro Penal sur le réseau social X.
L’opposition dénonce une « escalade répressive », tandis que le gouvernement a accusé ses dirigeants d’incitation à la violence et a promis de les jeter en prison. Le parquet a convoqué M. Gonzalez Urrutia à deux reprises, mais l’opposant n’a pas obtempéré.
avec AFP Le défi pour l’opposition ? Rester mobilisée alors que le gouvernement semble plus inflexible que jamais avec la nomination de Diosdado Cabello au ministère de l’intérieur.

