Parti d’Irak avec 150 000 tonnes de pétrole brut à bord, ce navire, de pavillon grec, devait rejoindre un port près d’Athènes. Mais le Sounion a été attaqué le mercredi 21 août par les Houthis, alors qu’il se trouvait au large d’Hodeida.
Les rebelles houthis, qui tiennent cette ville yéménite, affirment avoir frappé le bateau avec des drones et des missiles. La mission de l’Union européenne en mer Rouge a pu secourir l’équipage, mais elle s’inquiétait dès jeudi d’un « danger pour l’environnement ».
Un million de barils de brut dans la mer ?D’après Washington, les Houthis « semblent déterminés à couler le navire et sa cargaison ». Cela pourrait déverser un million de barils de brut dans la mer, selon le département d’État. Soit une quantité quatre fois supérieure à celle de la catastrophe de l’Exxon Valdez, l’un des plus grands désastres écologiques aux États-Unis.
Depuis des mois, les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, prennent pour cible des navires qui empruntent cette voie stratégique du commerce mondial. Ils les accusent de liens avec Israël et assurent exprimer ainsi leur solidarité avec les Palestiniens qui subissent la guerre à Gaza.En mars déjà, un navire chargé de 21 000 tonnes d’engrais chimique avait coulé après une attaque houthie.

