Les observateurs de la vie politique au Venezuela l’avait prédit : le Président sortant, Nicolas Maduro, allait faire un passage en force pour remporter la Présidentielle qui s’est tenue, le dimanche 28 juillet 2024. Et ça n’a pas raté.Le Conseil National Electoral (CNE) a proclamé Nicolas Maduro, 61 ans, réélu à la tête du Venezuela pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages.
Dans le détail, le chaviste a obtenu 5,15 millions de voix, devant le candidat de l’Opposition Edmundo Gonzalez Urrutia, 74 ans, avec un peu moins de 4,5 millions (44,2 %), pour une participation de 59%.L’Opposition conteste vigoureusement ces résultats et revendique une victoire écrasante de «70% des suffrages exprimés» en faveur de Edmundo Gonzalez Urrutia.
«Nous avons gagné avec 70 % des voix. Le Venezuela a un nouveau Président élu, et c’est Edmundo Gonzalez Urrutia. Nous savons tous ce qui s’est passé aujourd’hui (dimanche, ndlr). Et lorsque je dis que tout le monde sait, je commence par le régime lui-même. Toute la communauté internationale le sait, même ceux qui étaient autrefois des alliés», a affirmé à la presse la cheffe charismatique de l’Opposition, Maria Corina Machado.Effectivement la communauté internationale est vent debout contre ces résultats. Pour le Secrétaire d’État américain Antony Blinken , il existe de «sérieux doutes» quant à l’exactitude des résultats proclamés par la CNE.
«Nous craignons sérieusement que le résultat annoncé ne reflète pas la volonté ou le vote du peuple vénézuélien. Il est essentiel que chaque vote soit compté de manière juste et transparente, que les responsables électoraux partagent immédiatement les informations avec l’Opposition et les observateurs indépendants, et que les autorités électorales publient les résultats détaillés des votes», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse au Japon. Et de rassurer le peuple vénézuélien que «la communauté internationale suit la situation de très près et réagira en conséquence».
Même son de cloche de la part du Président du Chili, Gabriel Boric, qui indique que «le régime de Maduro doit comprendre que les résultats qu’il publie sont difficiles à croire». Et de préciser que «le Chili ne reconnaîtra aucun résultat qui ne soit pas vérifiable».
Le Président argentin, Javier Milei, est plus incisif : ‘’Les Vénézuéliens ont choisi de mettre fin à la dictature communiste de Nicolas Maduro’’, écrit-il sur son compte X ; Le Costa Rica et le Pérou ont également rejeté le résultat proclamé.Quant à Nicolas Maduro, il a reçu le soutien de ses alliés habituels : les Présidents de Gauche de Cuba, Miguel Diaz-Canel, du Nicaragua, Daniel Ortega, de Bolivie, Luis Arce, et du Honduras, Xiomara Castro.
Que va faire l’armée ? C’est la grande interrogation du moment.

