Des détenus en surnombre excessif dans les centres de détenbtion de Côte d’Ivoire, principalement au Pôle Pénitencier de Côte d’Ivoire (PP-CI, ex-Maison d’arrêt et de correction d d’Abidjan) prévu pour contenir 1500 détenus, mais qui en enregistre plus de 10 000.
Une situation qui inquiète le Comité des Nations-Unies contre la torture. Cette structure du Système des Nations-Unies déplore également les mauvaises conditions de détention, en particulier l’insalubrité et le manque d’hygiène, l’absence de ventilation, la qualité inadéquate de la nourriture et de l’eau fournies en quantités insuffisantes, ainsi que le manque d’activités récréatives ou éducatives favorisant la réinsertion des détenus.
En outre, le Comité onusien s’est dit alarmé par les informations concernant l’ampleur de la violence carcérale. Notamment la violence commise par les membres du personnel pénitentiaire sur les détenus et la violence commise entre personnes incarcérées.Dans l’urgence, le Comité des Nations-Unies contre la torture recommande le désengorgement des prisons, en recourant à des alternatives à la détention.
L’exemple du Sénégal est édifiant. Les acteurs de la Justice ont soumis au Président Bassirou Faye un mémorandum sur la réforme de la Justice au Sénégal. Au chapitre des emprisonnements, ils ont insisté sur la non-détention systématique des prévenus, en recommandant, entre autres solutions, la surveillance judiciaire, les travaux d’intérêt général pour les détenus dont la peine d’emprisonnement n’excède pas un an.
Tout récemment, les Autorités de la RD Congo ont entrepris un processus de libération de détenus à faible condamnation, dans la prison centrale du pays, à Makala. L’opinion publique s’était offusquée, suite à des images rendues virales sur les Réseaux sociaux, des conditions de détention.Ces dernières années, Alassane Ouattara a gracié plusieurs dizaines de détenus de droit commun. Cependant les autorités ivoiriennes détiennent encore de nombreux prisonniers dans leurs geôles, notamment 93 prisonniers politiques, dont certains n’ont pas encore été jugés.

