Exit les ressentiments du 10 avril 2024. Les partis et mouvements politiques peuvent mener leurs activités. Ainsi en ont décidé les Autorités de Transition, selon un Décret signé, le mercredi 10 avril par Assimi Goïta, en Conseil des ministres.
‘’Le gouvernement décide de lever la mesure de suspension qui frappait les partis politiques et les activités à caractère politique des associations’’, indique le communiqué duCconseil des ministres. Cette décision intervient après le premier Sommet de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), tenu le samedi 06 juillet à Niamey, au Niger, qui a consacré le divorce définitif du Burkina Faso, du Mali et du Niger avec la Cedeao.
Il convient de se rappeler que l’institution sous-régionale avait exigé de la junte militaire de rendre le pouvoir aux civils. Celle-ci avait proposé l’échéance de Mars 2024. A la période indiquée, les Autorités de Transition avaient prétexté «une situation sécuritaire préoccupante» au Mali, voire dans le Sahel, pour annoncer le report de la Présidentielle. Elles ont par la suite convoqué un Dialogue national qui a conclu maintien des militaires au pouvoir pour ‘’deux à cinq années supplémentaires’’. Les partis politiques avaient alors rué dans les brancards pour dénoncer avec véhémence cette décision de la junte militaire. C’est alors que le chef de l’Etat, Assimi Goïta, a décrété une suspension de leurs activités à l’effet de «contenir toutes les menaces de troubles à l’ordre public» qui planaient sur la tenue du Dialogue national, les accusant de mener des «discussions stériles» et de tenir des propos «subversifs» contre le pouvoir. Dans la foulée, onze leaders de partis politiques de l’Opposition ont été écroués pour, entre autres délits, ‘’complot contre la sûreté de l’Etat’’.
Aujourd’hui, selon les Autorités de Transition, «le Mali se trouve dans une phase de mise en œuvre des recommandations du Dialogue dans un climat de maîtrise de la situation sécuritaire, politique et sociale». Sans proposer de date pour la tenue de la Présidentielle. Avec la création de la Confédération des Etats du Sahel, il ne fait aucun doute que ce sujet n’est pas à l’ordre du jour dans le court terme.

