Le Président Emmanuel Macron avait demandé une «clarification de la politique française». Il a bien été servi à l’issue du second tour qui s’est tenu, le dimanche 07 juillet 2024.
Les quelque 43 millions d’électeurs concernés par ce second tour de scrutin (avec 67,8% de taux de participation) ont fait leur choix. Selon les estimations des organismes de sondage, c’est la Gauche réunie au sein du Nouveau Front Populaire (NFP) dirigé par Jean-Luc Mélenchon qui arrive en tête avec 179 sièges ; suivi de Ensemble du camp présidentiel qui ne remporte que 170 sièges. Le Rassemblement National – qui nourrissait l’espoir de diriger Matignon – se retrouve avec 152 sièges.
Dans le détail, La France Insoumise de Mélenchon gagne 74 députés ; 69 pour le Parti Socialiste ; et 36 pour les Ecologistes. Le Parti Communiste compterait 12 députés. Les candidats divers Gauche (hors NFP) obtiendraient 16 députés.
Dans le camp du Rassemblement National, le RN obtient 136 sièges. Les candidats LR d’Éric Ciotti, soutenus par le RN, seraient à 16 sièges.Les Républicains et candidats divers Droite obtiennent 67 sièges. L’UDI et les candidats divers Centre ont 8 sièges. Les candidats autres (régionalistes, droite souverainiste, divers) gagnent 11 sièges.Le mot d’ordre de ce second tour était de faire barrage au RN et ses alliés en se désistant au profit du candidat le mieux placé. La stratégie a été payante.
La campagne de l’entre-deux-tours a été marquée par le désistement de 210 candidats issus de la majorité présidentielle ou du Nouveau Front populaire (NFP), afin de constituer un barrage républicain contre l’éventuelle accession au pouvoir du Rassemblement National. Un bémol cependant, aucun bloc n’a atteint la majorité absolue de 289 députés. Ce qui laisse encore une porte ouverte à la macronie. Mais Jean-Luc Mélenchon a déjà appelé Macron à entériner le choix du Premier ministre dans son camp.

