Une présence qui interroge , Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, était invité au premier Sommet international sur la paix en Ukraine, qui s’est tenu du samedi 15 au dimanche 16 juin 2024, en Suisse.
Au terme des discussions qui ont regroupé près de 90 Etats, le communiqué final réaffirme «les principes de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale de tous les États, y compris l’Ukraine». Tout en dénonçant «la militarisation de la sécurité alimentaire».
Cependant, le point le plus important de ce Sommet est l’appel à toutes les parties au conflit à cesser les hostilités, alors que la Russie et ses alliés n’ont pas été invités aux discussions. D’où la question de la portée de cette rencontre internationale sur la suite du conflit.
En marge du Sommet, Alassane Ouattara s’est entretenu avec le numéro un ukrainien, Volodymyr Zelensky, entre autres sujets, sur les voies et moyens de parvenir à une paix globale, équitable et durable. Une initiative qui interroge les Ivoiriens.En effet, ceux-ci se demandent comment le chef d’Etat peut-il s’investir dans la recherche de la paix dans un autre pays, alors que le sien est soumis à des tensions sociopolitiques qu’il refuse de régler.
En Côte d’Ivoire, nul n’est sans savoir que des tensions politiques profondes enrhument grossièrement le processus de paix. Et les sujets ne manquent pas qui sont des points noirs sur l’échiquier politique national : le 4eme mandat qui se dessine ; le retrait du nom de l’ancien Président de la République, Laurent Gbagbo, de la liste électorale ; la question de la crédibilité de la CEI ; la question du découpage électoral ; l‘audit de la liste électorale ; la liberté d’expression embastillée par l’article 185 nouveau du Code pénal etc.
Face à toutes ces préoccupations majeures, en aucun moment Alassane Ouattara n’a essayé de rassurer les Ivoiriens alors que se profile la Présentielle de 2025, centre d’intérêt de toutes les activités politiques du moment. D’aucuns se demandent ce que la paix en Ukraine peut apporter directement de positif à la Côte d’Ivoire ?
C’est dans cette atmosphère que l’opinion publique attend avec grand intérêt son discours du mardi 18 juin devant le Congrès. Pour beaucoup d’Ivoiriens, l’avenir de la Côte d’Ivoire se joue là.

